Historique - Église Sainte-Anne-de-la-Pérade - 1855

Historique de l'église Sainte-Anne-de-la-PéradeHistorique de l'église Sainte-Anne-de-la-PéradeConstruction et érection de L'église

En décembre 1852, alors que M. Louis-Adolphe Dupuis remplissait ses fonctions comme 17e curé de la paroisse, on décidait, lors d'une assemblée de la Fabrique, de consacrer tout l'argent des coffres à la construction d'une nouvelle église.  Le contrat ne fut officiellement signé que le 31 mai 1855, devant les notaires Louis Dury et Pierre Georges Beaudry.  Le marché de ce contrat fut fait pour la somme de 6 300 louis.  Les plans de cette nouvelle église avaient été conçus par l'architecte montréalais Casimir Coursolles, et furent inspirés de l'église Notre-Dame de Montréal.  Elle fut construite sur un terrain qui avait été donné à la Fabrique par des citoyens.  Les travaux de construction s'échelonnèrent sur 14 ans, période pendant laquelle on devait transporter les pierres de taille de Deschambault à Sainte-Anne par des corvées.  Le 29 juillet 1856, Mgr Cooke posa la première pierre et bénit la pierre angulaire.  Enfin, Mgr Louis-François Richer-Laflèche, évêque de Trois-Rivières, procéda à la bénédiction solennelle de l'église le 26 août 1869.

 

Dimensions

La profondeur................................................................153 pieds

Du plancher au sommet de la voûte........................54 pieds

Les clochers...............................................................110 pieds

Le parterre........................................................104 x 83 pieds

La capacité d'accueillir:  972 personnes assises, sans compter le jubé.

 

Style

L'église de Sainte-Anne s'apparente au style gothique:  arcs ogivaux qui expriment la verticalité et la hauteur; aspect léger de l'architecture générale, et éclairage abondant des grandes fenêtres qui accroît l'impression d'un lieu de culte agréable et vivant.  Les rosaces et les deux clochers viennent confirmer l'appartenance à ce style qui offre à l'église Sainte-Anne toute la magnificence des grandes cathédrales.

Verrière église Ste-Anne-de-la-PéradeVerrière église Ste-Anne-de-la-PéradeLes verrières

En 1877, on fit venir des vitraux de couleurs de la France.  Les paroissiens en défrayèrent les coûts et en firent don à la Fabrique.  Cet œuvre de vitrail coûtera 500 dollars.  Il est disposé tout autour de l'église, et le nom de chaque donateur y est inscrit.

Nos statues

Dès notre arrivée en face de l'église, on remarque au-dessus du grand portique une statue de sainte Anne qui se dresse à 96 pieds du sol.  Elle fut sculptée par un italien,  J.B. Salla, dans un bloc de granit tiré d'une carrière de Saint-Marc.  Sainte Anne mesure 8 pieds ½ de hauteur et Marie 4 pieds ½.  Le véritable trésor de l'église est la statue de sainte Anne qui s'élève tout près du chœur.  Ce chef-d’œuvre inestimable fut sculpté à Gand, en Belgique, par un artiste du nom de Mathias Zens.  Elle est totalement fabriquée de chêne de Belgique.  C'est une merveille de précision, tant dans le mouvement naturel et l'ampleur de l'étoffe que dans la densité des minuscules traits de peinture, qui lui confère cette splendeur esthétique malgré les nombreuses années.  On peut affirmer, sans conteste, que cette statue est unique au monde.

Statues de sainte Anne

Chemin de croixChemin de croix

 

Chemin de croix

Les stations du chemin de croix que M. le curé B.C. Bochet rapporta de Rome en mai 1887, sont de véritables peintures à l'huile entourées chacune d'un cadre de bois recouvert de feuilles d'or.

 

Orgue du jubéOrgue du jubéOrgue

C'est au deuxième jubé que trône l'imposant orgue de l'église.  Le 12 janvier 1902, on inaugurait ce nouvel orgue Casavant, acheté de l'église Gésu de Montréal pour la somme de 3 450 dollars.  L'instrument possède 30 registres parlants distribués sur trois claviers (Casavant, en 1942, à retiré l’un de ces claviers et 5 registres). Près de 2 000 tuyaux de toutes dimensions complètent l'appareil.  À l'époque, il fonctionnait à l'aide d'une pompe à air manuelle.  Quarante ans plus tard, il fut rénové par la maison Casavant pour la somme de 5 000 dollars.  Il fut alors muni d'un moteur à vent fonctionnant à l'électricité.

Les cloches

Pendant leur histoire, des débuts jusqu'à aujourd'hui, les clochers de l'église Sainte-Anne ont abrité cinq cloches.  La première, encore en place dans le clocher de gauche, fut achetée le 28 octobre 1829 et constitue un vestige de l'église de 1771.  Elle fut baptisée Marie-Augustine-Anne, et produit la note "Si".  Dans les années 1883 et 1884, trois autres cloches furent installées dans le clocher de droite.  Elles furent bénites le 16 octobre 1884.  La première, du nom de Anne-Joachim produit la note "Fa".  La seconde, du nom de Marie-Joseph répond à la note "Sol".  La troisième, du nom de Élizabeth-Jean-Baptiste  sonne le "La".

 

Rénovations

Des rénovations intérieures importantes ont eu lieu en 1951.  On effectua alors les restaurations suivantes:  nettoyage et peinture de la voûte et des murs, réfection du plancher en ciment et pose de tuiles en caoutchouc, achat de bancs neufs en chêne et décoration intérieure de l'église.  On estime le coût de ces travaux à environ 50 000 dollars.  La Fabrique acheta 23 lustres dont les coûts furent défrayés en majeure partie par les paroissiens.  Ces pièces sont toutes fabriquées de cristal d'Italie.  La voûte du choeur a été décorée.  On fit peindre huit médaillons représentant chacun des Martyrs Canadiens.  D'autres travaux furent réalisés au coût de 125 000 dollars.  Ces quelques données sur l'église de Sainte-Anne justifient amplement la grande fierté de tous les paroissiens pour leur magnifique temple.

 

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La Société d'Histoire de Sainte-Anne-de-la-Pérade